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Ces filles qui changent le monde

Elles sont ado, cheffe de police, réfugiée ou journaliste. Elles déplacent des montagnes et risquent leur vie. Elles brisent les interdits et anéantissent le sacré. Elles partent en guerre contre toutes les formes d’injures faites à notre féminité. Bref, elles sont nos muses d'aujourd'hui et nos héroïnes de demain.

Masih Alinejad

Masih Alinejad

Ce que personne n’avait osé faire avant, la journaliste
iranienne Masih Alinejad l’a fait il y a deux ans en créant le
mouvement My Stealthy Freedom (Liberté furtive). Vous avez
sûrement déjà entendu parler de cette fameuse page Facebook qui appelle les Iraniennes à poster des
photos d’elles sans leur voile.

 

Profondément meurtrie par les principes religieux ultra
conservateurs qui ont bercé son enfance et son adolescence, Masih
savait qu’elle paierait le prix fort en s’attaquant publiquement au
régime iranien et à son symbole absolu: le port obligatoire du
voile. Conscientes de l’impact de ce mouvement au sein de l’opinion
publique, les autorités iraniennes ont lancé un incroyable lynchage
médiatique à l’encontre de leur compatriote. À la télévision
d’État, on l’a traitée de droguée et de prostituée. Et les menaces
de mort et de viol ont été tellement intenses que cette jeune maman
de 39 ans a déménagé de continent.

 

De Londres, où elle était basée, elle a émigré vers Washington.
Selon elle, ses parents sont  “extrêmement déçus et honteux de
ce combat qu’ils ne comprennent pas”. Aujourd’hui, son mouvement
est suivi par plus d’un million de personnes à travers le monde et
il a reçu le prix international des Droits de l’homme en
2015. 

Facebook

Catherine De Bolle

Catherine De Bolle

Il y a quatre ans, Catherine De Bolle est propulsée à la tête de
la police fédérale belge. La nouvelle commissaire générale devient,
à 42 ans, la première femme à accéder au poste suprême.

 

Lors de sa prestation de serment, elle a dit vouloir travailler
à une “politique d’intégrité au sein de la police, revenir aux
valeurs de base et rappeler que la police est au service du
citoyen”. Si elle reste attentive à la féminisation de la
discipline (actuellement, un policier sur quatre est une femme),
cette maman de trois garçons veut promouvoir la diversité en
général “pour que la police représente tous les groupes de la
société”.

Rempilera-t-elle pour un second mandat en 2017?

Omaima

Omaima

C’est depuis le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie que
Omaima a lancé une campagne contre le mariage des enfants. À quinze
ans, cette jeune Syrienne a vu beaucoup de filles de son âge
disparaître suite à des mariages organisés par leurs parents.
Lorsqu’une de ses amies subit le même sort, elle tente d’éveiller
les consciences sur le mal-être physique et psychologique que ces
filles endurent.

 

Boostée par son admiration pour la Pakistanaise Malala
Yousafzai, elle organise des activités dont des cours de dessin, de
théâtre et de chant. Malgré les nombreuses réticences et les
difficultés qu’elle rencontre, la jeune fille continue ses
campagnes de prévention au sein des familles. 

Theresa Kachindamoto

Theresa Kachindamoto

“Je préfère mourir impopulaire que de ne rien faire pour les
droits de ces enfants”. Au Malawi, Theresa Kachindamoto est la
cheffe de Dedza, un district de 100.000 âmes. Son influence, elle
veut la mettre au service des citoyennes de son pays, où une fille
sur deux est mariée avant ses 18 ans.

 

Mais partir à la chasse des traditions culturelles n’est pas
chose aisée. Surtout dans cet endroit du monde où la dot des filles
mariées permet à leur famille de survivre. Qu’à cela ne tienne, ce
ne sont pas les menaces de mort qui l’éffraient. Le combat acharné
de Theresa a fini par payer: l’année dernière, le parlement du
Malawi a adopté une loi interdisant le mariage des mineures.

 

Au cours des deux dernières années, Theresa est parvenue à
mettre fin à plus de 850 mariages et continue d’attirer l’attention
de ses concitoyens sur l’importance de l’éducation et les dangers
des grossesses précoces. 

Firmine Adjate

Firmine Adjate

À 16 ans, Firmine a tout d’une grande. Née dans un village au
Togo, elle est la benjamine d’une famille de huit enfants. Si elle
avait suivi le schéma classique, Firmine serait déjà maman de
quelques bambins. Mais tout s’éclaire dès l’instant où elle
s’assied sur les bancs de l’école. Elle comprend que l’éducation la
sauvera.

 

Viscéralement passionnée, la jeune fille est première de classe
et s’investit dans les activités citoyennes proposées par les ONG
et le système scolaire. Très vite, Firmine détecte ce qui freine
l’éducation des filles. Imprégnée par le désir de justice, elle
dénonce les violences de genre et le harcèlement sexuel de certains
professeurs à l’encontre de leurs élèves.

 

En 2014, elle représente son pays lors de la Journée mondiale
pour l’éducation des filles. Son message est clair: trouver la
force pour échapper à un destin tout tracé, pousser les barrières
et croire en soi et les autres.

 

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