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Flair Book Club: on a lu « Ressac », le premier roman de Diglee

Justine Rossius

Diglee, la célèbre illustratrice française, vient de sortir son tout premier roman « Ressac », dans lequel elle revient sur sa retraite en Bretagne. Une fuite vers elle-même qu’elle retrace de sa plus belle plume.

Le résumé

« Ressac est le récit d’une fuite » peut-on lire en quatrième de couverture. La fuite de l’illustratrice Maureen Wingrove, mieux connue sous le pseudonyme de Diglee. La trentaine déboussolée, la jeune femme décide — juste avant le premier confinement dû à la pandémie, hasard du calendrier — de se confiner de plein gré en allant vivre une semaine dans une abbaye bretonne, délaissant son petit appartement lyonnais, son amoureux, sa famille.

Ce qui la pousse à accomplir cette retraite ? L’envie de se retrouver, de s’ancrer, alors qu’un drame vient bousculer sa vie familiale. Ressac est le journal de ces quelques jours de déconnexion, face à la mer. Le journal d’une quête de soi avec ses multiples réflexions. Ou, comme l’exprime l’auteure sur son blog : « C’est en revenant d’une retraite de cinq jours à l’abbaye de Rhuys que mon monde a entièrement basculé. Je vous ai déjà parlé ici et là de l’empreinte qu’a laissé cette expérience dans ma vie. Je vous ai dit comme je suis revenue de là-bas neuve, rebootée, toute re-programmée par ce vide et ce temps de rien savamment reconquis. »

Et en 3 mots-clés ?

#developpementpersonnel

#sororité

#poésie

Pourquoi on a adoré 

Si Ressac résonne à nos oreilles, c’est parce que nombre de femmes trentenaires ont déjà rêvé de se retirer du monde, des pressions et des responsabilités le temps d’un instant. Se faire oublier pour moins s’oublier soi, apprendre à se connaître en reconnectant à la nature. Diglee, en nous partageant ses angoisses et réflexions, ses apprentissages par la solitude aussi, nous permet de nous questionner également et de faire le point. Sur nos blessures, parfois trans-générationnelles, sur l’amour, le temps qui passe, l’enfance et la nostalgie. Finalement, elle nous conforte dans l’idée que nous sommes nombreuses à nous poser les mêmes questions — sur le désir de maternité, ou encore la spiritualité.

Épatant aussi: la plume de Diglee n’a rien à envier à ses coups de pinceaux et de crayons. L’écriture est fluide et poétique, et la précision des descriptions nous entraîne avec elle dans les décors bretons… Enfin, Ressac cause aussi sororité, l’auteure ayant rencontré plusieurs femmes lors de sa retraite donnant lieux à des discussions touchantes, des récits de vie rassembleurs.

À qui ça va plaire

À celleux qui recherche une lecture à la fois légère mais profonde, basée sur l’autoréflexion. Pour celleux qui souhaitent vivre une petite retraite par procuration : faire une pause, se recentrer, en compagnie de Diglee et d’une bonne tasse de thé.

Ressac, Diglee, La ville brûle, 180 pages, 17€.

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