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Avoir des amis LGBT lorsqu’on appartient à cette communauté serait bon pour la santé

Manon de Meersman

Homosexualité, transidentité, bisexualité, pansexualité... Assumer son appartenance à la communauté LGBTQI+ n’est pas toujours une tâche simple car elle nous inscrit dans une minorité, malgré nous.

Et si le secret d’une bonne santé physique et mentale lorsqu’on appartient à la communauté LGBT, c’était justement d’avoir des amis qui en font partie également? C’est en tout cas les résultats qui ressortent d’une étude menée par des chercheurs à l’Université d’Etat du Michigan, publiée dans le Journal of Aging and Health.

Soulager le stress

Le professeur ajdoint en psychologie sociale et de la personnalité William J. Chopik a mené une étude auprès de 2 560 adultes LGBT+. Le résultat: « s’entourer d’un large réseau d’amis, en particulier lorsqu’ils partagent la même orientation sexuelle ou identité de genre que soi, réduirait les effets néfastes des discriminations sur la santé, physique comme mentale », détaille Têtu, le magazine spécialisé en la matière.

Le fait d’avoir plus de famille et d’amis nous donne plus de gens sur qui compter quand nous en avons vraiment besoin. En ce qui concerne la discrimination, les gens veulent avoir une personne sur qui ils peuvent compter et qui leur fournisse une oreille attentive. La plupart du temps, cela signifie apporter un soutien émotionnel, donc avoir un plus grand réseau social rend cela possible. »

explique le spécialiste à propos des résultats de son étude, sur le site de l’Université. Bien entendu, l’étude souligne qu’avoir des hétérosexuels dans son entourage n’a rien de négatif lorsqu’on est LGBTQI+, mais elle précise qu’avoir des personnes « qui nous ressemblent », ça apaise. « Les gens subissent toute sorte de stress tous les jours et la capacité d’y faire face efficacement peut prévenir une crise sanitaire majeure. Pour les personnes LGBT, nous avons constaté que les réseaux sociaux étaient une ressource sur laquelle ils pouvaient compter pour obtenir du soutien. », explique William J. Chopik.

S’intéresser à la santé des LGBT

Le mérite de cette étude est clair et net: s’intéresser aux personnes LGBT qui souffrent, bien trop souvent, de stress à cause des discriminations en tout genre envers qui elles sont.

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Souvent, de nombreux membres de la communauté médicale sont indifférents face aux facteurs de stress répétés auxquels les personnes LGBT sont confrontées chaque jour, déplore William J. Chopik. Nous avons constaté que le stress qui résulte de la discrimination prédit une détérioration santé physique et mentale. Une meilleure compréhension des facteurs de risque et de protection présents dans l’environnement de leurs patients peut conduire à une compréhension plus globale de leur santé et de leur bien-être »,

a conclu le chercheur. Ce à quoi on a juste envie de dire: MERCI!

 

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