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Troubles sexuels chez les femmes

6 mai 2013
problemes sexuels

Les femmes aussi peuvent être confrontées à des troubles sexuels... Manque de désir, absence d’excitation, douleurs ou difficultés à atteindre l’orgasme, les problèmes rencontrés par certaines femmes sont bien plus nombreux qu'on ne le pense.

Le sexologue et gynécologue Armand Lequeux, interrogé par les journalistes de LaLibre, décrypte ces troubles.

1) Manque de désir et absence d'excitation

On parle ici de soit un blocage sexuel soit une impression que le désir n'est simplement pas présent. Ces troubles du désir s’accompagnent généralement d’un déficit de la phase d’excitation, entrainant des difficultés au niveau de la lubrification et de la réactivité génitale. Et, en conséquence, la femme aura mal durant la pénétration ou ne pourra pas être pénétrée.

Cela correspond aux troubles de l’érection chez l’homme sauf que chez ce dernier, les conséquences sont apparentes“, précise Armand Lequeux. “La femme, elle, va avoir plus de difficultés pour trouver les mots pour en parler et va plutôt dire ‘je n’ai pas envie’. Pourtant, au-delà de ce défaut de vocabulaire, certaines causes, tels les problèmes hormonaux ou de douleurs, peuvent être mises en évidence. Ces troubles peuvent également être provoqués par le tabagisme, l’hypertension, la sédentarité, l’obésité,… Mais aussi l’âge, évidemment.

Mieux vaut être bien dans sa tête et dans son corps afin d'éviter ces désagréments...

2) La dyspareunie

La dyspareunie est la douleur ressentie lors d’un rapport sexuel.

Son origine peut être psychologique : “si la femme n’est pas suffisamment excitée, elle va être très fermée et va donc souffrir lors de l’introduction d’un organe“, étaye Armand Lequeux. Dans ce cas, la dyspareunie inhibe donc les désirs sexuels. Mais les raisons de ces maux peuvent aussi être médicales et gynécologiques, comme en cas d’infection ou de tumeur.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas normal de souffrir lors des rapports. En cas de dyspareunie, la femme doit donc consulter un médecin.

3) Le vaginisme

Il est ici question d’une contraction involontaire de toute la musculature du périnée, qui entraine une incapacité coïtale. Le vaginisme est soit primaire (depuis toujours) soit secondaire (après une période sans difficulté).

Ce symptôme est très spectaculaire mais rare“, analyse le sexologue. “Les causes sont très peu souvent physiques, comme en cas d’anomalie de l’hymen ou du vagin. La plupart du temps, c’est un blocage psychologique en réaction à une peur de la pénétration liée à des abus, à une image erronée de la sexualité, à la culture,…

4) L'anorgasmie

Les principaux modes d’accès à l’orgasme passent par la voie clitoridienne et la pénétration vaginale. Mais l’orgasme peut également être atteint par stimulation anale ou des mamelons, mais aussi de façon fantasmatique ou en rêve. “Les moyens d’y arriver sont généralement physiologiques. Cependant, l’orgasme, lui, se trouve plus haut, au niveau du cerveau, de l’esprit. D’ailleurs, cela se remarque au fait que l’intensité orgasmique n’est pas liée à l’organe effecteur, mais à la situation, au moment“, fait remarquer Armand Lequeux.

Mais certaines femmes sont atteintes d’anorgasmie. Ce trouble correspond à l’absence ou à l’insuffisance d’orgasme au cours de l’acte sexuel. Il peut être primaire (l’orgasme n’a jamais été atteint) ou secondaire (atteint auparavant mais plus maintenant). Mais aussi généralisé (dans toutes les situations) ou situationnel (à certains moments).

Ce dysfonctionnement apparait généralement parce que la femme ne parvient pas à “lâcher prise”, à se laisser suffisamment emporter. Les principales raisons sont : la crainte, le stress, les douleurs, le manque de confiance ou de tact du partenaire,…

5) La nymphomanie

Egalement appelé “hypersexualité”, ce trouble se caractérise par une exagération des désirs sexuels.C’est sans doute un cas plus rare et qui déclenche une détresse moins grande. Ce problème exubérant sera aussi moins important que s’il touche un homme“, souligne Armand Lequeux. Les raisons de cette nymphomanie peuvent être médicales, comme lorsqu’une femme est atteinte d’un traumatisme crânien, et psychologiques.

Source: http://www.essentielle.be

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