
Je ne sais pas comment c'est arrivé, si ce n'est que mon petit garçon était infernal depuis deux jours. Il n'arrêtait pas de pleurer, de crier, de s'opposer à tout. Quand je l'ai puni, il a hurlé comme si je l'écorchais vif, à tel point qu'il en a perdu la voix. Alors je me suis mise à hurler sur lui, moi aussi. Comment en suis-je arrivée là? Je croyais pourtant être une bonne mère, et cet enfant, je l'aime.
La réponse de Flair:
Les crises de colère chez les jeunes enfants peuvent être impressionnantes et tonitruantes, et déconcerter les parents. De telles crises surviennent quand l'enfant se sent frustré. Les petits découvrent leur pouvoir sur les adultes et testent leurs limites. Ils réalisent qu'ils peuvent avoir leur propre opinion. En se confrontant aux limites imposées, ils apprennent à tenir compte des autres. La meilleure réaction, mais pas la plus simple, est de garder votre calme. Dites-lui que vous comprenez sa colère mais que vous n'acceptez pas qu'il hurle, casse et jette tout ce qui lui tombe sous la main.
S'il persiste, prévenez-le qu'il sera mis dans le coin ou dans sa chambre. Et faites-le si nécessaire. Mettre l'enfant momentanément à distance peut être l'option idéale, pour lui comme pour vous. Elle évite l'escalade, lui impose une rupture de rythme bénéfique; elle ménage vos oreilles et vos nerfs et vous permet de garder le contrôle de vous-même. Vous pouvez également proposer une alternative pour mettre un terme à ses débordements, comme taper dans un coussin ou courir dans le jardin.
Evitez le chantage et n'en rajoutez pas en hurlant plus fort que lui. Une fois que le calme est revenu, écoutez ce que votre petit garçon souhaite vous dire et consolez-le, rassurez-le. Dites-lui aussi ce que ces crises provoquent chez vous, rappelez-lui les règles, et vos limites. Vous avez crié sur votre enfant et le regrettez. Ne vous laissez pas ronger par la culpabilité - personne n'est parfait - et donnez-vous les moyens de ne plus en arriver là.