Elle aimerait vivre sa passion au grand jour, mais celle-ci ne tolère que l'ombre. Elle a la saveur du fruit défendu, son amertume aussi.
"Notre premier baiser, plutôt osé, avait un goût divin. Il a marqué le début d'une succession de nuits blanches. Très vite, la question m'a taraudée: pourquoi m'étais-je lancée dans une relation aussi compliquée? Elle risquait de ruiner ma carrière d'enseignante et donc, tout mon avenir.
L'école de François est le premier établissement dans lequel j'ai enseigné. Après mes études, j'ai eu la chance de décrocher directement un emploi à temps plein. Je n'avais que 24 ans, ce qui facilitait le contact avec mes élèves. François était l'un des seuls garçons de cet établissement. Il avait 18 ans, il était plutôt turbulent et passait son temps à me taquiner et à me défier. J'avoue que l'attention qu'il me portait ne me déplaisait pas. Mais je ne répondais pas à ses avances.
Au moment des examens, il s'est mis à flirter plus ouvertement avec moi. Le jour de la fête des rhétos, j'ai dû me rendre à l'évidence: il ne me laissait pas indifférente. Encouragé par ses copains, il m'a embrassée sur la joue, et j'ai eu soudain l'impression de perdre tous mes repères. Cet 'innocent' baiser a été le début d'un lien très fort entre nous. Nous avons beaucoup parlé, échangé de nombreux mails, et le courant passait bien entre nous. Nous nous sentions de plus en plus proches l'un de l'autre. Mais je réalisais que je ne pouvais pas laisser parler mon cour. Je n'avais pas le droit de l'aimer."
"Nous nous sommes embrassés pour la première fois le lendemain de la Saint-Valentin, dans un café bondé. En fait, la foule autour de nous a rendu ce baiser très anonyme. Les quelques personnes qui nous ont vus ont été suffisamment discrètes pour tenir leur langue. Pourtant, ce soir-là, je n'avais absolument pas l'intention de l'embrasser. Faire le premier pas n'était de toute façon pas mon style. Mon cour a parlé à ma place. Et ce baiser m'a complètement troublée.
Notre relation interdite s'est avérée follement stressante. J'étais terrorisée à l'idée de perdre mon travail et de décevoir ma famille. Pour François, cette histoire était-elle sérieuse, ou n'y voyait-il qu'un jeu de séduction? Mon avenir était en jeu. Mais nous ne pouvions déjà plus nous passer l'un de l'autre...
François et moi, nous nous étions mis d'accord pour garder notre relation secrète. Lorsque nous nous baladions dans la rue, je ne pouvais pas m'empêcher de garder un oil sur les voitures qui passaient à notre hauteur. Tout était planifié à la minute près. A l'école, nous nous contentions d'échanges de regards. Puis nous avons commencé à nous voir entre deux cours. Nous nous retrouvions pendant cinq minutes dans une classe, où nous pouvions à tout moment être surpris. Nous ne pouvions pas nous empêcher de tendre l'oreille à chaque bruit de pas dans le couloir. L'interdit rendait nos baisers encore plus excitants."
"Nous avons vite été rattrapés par les bruits de couloirs. François et moi étions devenus la sensation de l'école. C'est lui qui a le plus souffert de la situation. Le directeur l'a rappelé deux fois à l'ordre et a menacé de le renvoyer. Notre relation était considérée comme un délit alors que personne ne pouvait prouver que nous entretenions une relation intime. Lorsque mes collègues ont fait allusion aux rumeurs qui circulaient, j'ai tout nié en bloc. J'étais devenue une experte du 'mensonge pour la bonne cause.'
Puis les vacances sont arrivées et nous avons pu respirer. Nous pouvions enfin nous afficher comme un couple normal puisque François venait de décrocher son diplôme. Cette relation m'a coûté mon job et la possibilité de faire carrière dans une école de ma région. J'ai heureusement vite retrouvé du travail dans un autre établissement, situé à 40 kilomètres de chez moi. Aujourd'hui, cinq ans plus tard, le pire est derrière nous. Il n'empêche que je reste vigilante, par crainte que ce 'faux-pas' nous rattrape. Notre histoire fait toujours parler d'elle. Les gens n'en reviennent pas que notre relation n'ait pas encore volé en éclats. Elle a commencé de manière passionnée et elle poursuit un cours heureux. Il y a quinze mois, nous avons donné naissance à notre premier bébé. Dans peu de temps, nous nous installerons dans notre propre maison."
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j'adore!!!c'est tellement beau le vrai amour!!vous souhaite tout le bonheur du monde avec votre petit bout...
je trouve sa tout mimi :) c'est une belle preuve d'amour risquer sa cariere pour un homme,, bonne continuation <3
TROP MIGNON BRAVO
trop beau !!!!!!!!!!!!!! l'amour n'a pas de limites!!!!
Palpitant tout ça...j'espère que le temps arrangera les choses...bonne continuation...
Il fallait vraiment avoir du cran pour le faire et si ça en valait la peine alors... c'est encore mieux :) Plein de bonheur, comme quoi dans la vie, il faut se laisser aller et oser :)
bonsoir je n' ai pas d' avis négatif oui vous avez jouer votre carrière et failli tout foutre en l'air mais l' amour était la et ca on ne peut y changer sauf oublier mais ca serait encore etre plus malheureux alors soyez heureux et bonne continuation on ne vit qu' une fois bisous