Hélène, 25 ans, souffre du syndrome d'excitation sexuelle permanente (ou PSAS), qui lui donne l'impression qu'elle va jouir à tout moment. Quand cette sensation ne vous quitte pas une seconde, ce n'est plus un plaisir. C'est tout simplement un calvaire.
"Imaginez que vous ayez, sept jours sur sept, l'impression de souffrir d'une infection urinaire, mais en plus douloureux. C'est ce que je vis depuis plus de quatre mois. C'est comme si j'étais, en permanence, sur le point d'avoir un orgasme, sans jamais jouir. Lorsque j'ai ressenti les premiers symptômes, j'ai pensé que le fait de me caresser allait m'aider. Mais rien à faire, je ne jouissais jamais. C'était même pire car la douleur s'accentuait d'autant plus. Au départ, j'ai espéré qu'il ne s'agissait que d'une infection de la vessie. Ce que les médecins ont, dans un premier temps, confirmé. Au bout de dix jours d'excitation permanente, j'ai compris que le problème était bien plus grave."
"Les gens pensent que je suis nympho.
Ça n'a rien à voir"
"J'ai parlé de ce syndrome à quelques amis. Certains ont réagi très positivement mais d'autres, par contre... Un copain se moquait de moi en faisant des remarques stupides, du genre: 'Si tu cherches un mec pour te soulager, je suis ton homme!'. Cette plaisanterie m'a rendue folle de rage. Je lui ai demandé comment il réagirait si son sexe était en érection 24 heures sur 24 et que même le fait de se caresser ne le soulageait pas. Il a eu le culot de me répondre qu'il trouvait l'idée plutôt sympa! (...)"
"Au supermarché, au fitness ou à une soirée:
cette sensation ne me quitte pas"
"Je souffre de PSAS depuis quatre mois et je ne vois aucune issue sérieuse à mon problème. Je passe mes journées dans mon studio. Le matin, je traîne des heures en pyjama. J'ai de plus en plus de mal à trouver le courage de me laver et de m'habiller. Pour quoi faire? Je n'ai plus de travail et je sors à peine de chez moi. Souvent, je me dis que ma vie n'a plus aucun sens. Il m'est même arrivé de penser au suicide de manière très concrète, en me demandant quelle méthode me ferait le moins souffrir. Parfois, je rejette ma colère sur le psy qui m'a prescrit des antidépresseurs: la source de cette sensation horrible qui me gâche la vie."
Le Persistent Sexual Arousal Syndrome (ou "syndrome d'excitation sexuelle permanente" en traduction littérale) est un trouble qui provoque une excitation sans que ni le vagin, ni le clitoris, ne soient stimulés. La patiente ne ressent pas une excitation agréable mais bien une sensation de picotement, sans aucun désir et qui peut durer des semaines, voire des mois. Les stimulations les plus banales (s'asseoir, prendre le train, faire un trajet en voiture ou du sport) peuvent accentuer l'excitation.
Elles n'ont pas été clairement définies. On pense que le PSAS pourrait résulter de la prise d'antidépresseurs ou de l'arrêt de ces médicaments. Des anomalies au niveau des vaisseaux sanguins ou du système nerveux pourraient également être à l'origine de ce syndrome. Certains médecins n'excluent pas non plus que des troubles psychiques puissent en être la cause. Quelques-unes de mes patientes ont également développé le syndrome après avoir été abusées sexuellement.
Absolument pas. Les femmes qui en souffrent n'ont d'ailleurs plus aucune envie de faire l'amour. Tout ce qu'elles veulent, c'est être délivrées de cette sensation qui les angoisse, les désespère et aboutit souvent à une dépression.
Aucun traitement efficace n'a encore été mis à jour. Il est possible de pratiquer une intervention chirurgicale au niveau des nerfs du plancher pelvien. La guérison est toutefois loin d'être garantie. J'ai, pour ma part, obtenu d'excellents résultats avec l'hypnose, une technique que j'utilise dans le cas de nombreuses autres pathologies de longue durée.
Erik De Soir,
Psychologue
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Bonjour, J'ai ce problème depuis quelque mois et j'avoue que sa me perturbe énormément, je suis marié et mère de 2 enfants tout à démarré à la suite d'une infection urinaire... j'aimerai en discuté avec d'autres femmes qui sont dans mon cas car c'es dur dans parlé autour de soi les gens réagisse bizarrement et mon médecin à dit le mot "nymphomane" je me suis engueuler avec elle, car pour une femme médecin qu'elle fasse pas la différence entre une nymphomane et une réelle gêne !!