Quand l'idée de se retrouver à deux sous les draps est synonyme de stress, le sexe devient un supplice. Sophie, Hélène et Indira le vivent au quotidien.
Sophie vit avec Jean depuis 10 ans.
"Je fais semblant de jouir pour être débarrassée de cette corvée"
"Jean et moi n'avons plus fait l'amour depuis trois mois. Même pour nous qui ne sommes pas portés sur la chose, c'est très long. Depuis quelques années, nos rapports sexuels se limitent à un par mois, voire un tous les deux mois. Je pense que Jean en a marre de devoir me le demander constamment comme s'il s'agissait d'une faveur. Du coup, on ne le fait plus du tout. Lorsqu'on discute, j'avoue que je lui mens. Je lui explique que j'adore faire l'amour avec lui mais que je n'ai tout simplement pas une libido aussi développée que la sienne. Il m'arrive aussi de faire semblant que je suis super excitée. ça me permet de donner l'impression à Jean que tout va bien entre nous et de me débarrasser plus vite de cette corvée. Je me rends compte que mon absence totale de désir n'est pas normale. Lorsque mes copines abordent le sujet, je ne me mêle pas à la conversation. Même celles qui sont mamans le font encore plus souvent que moi. Un jour, une de mes amies m'a même dit qu'elle n'arrivait pas à comprendre les couples qui ne faisaient l'amour qu'une seule fois par semaine. Aussi étrange que cela puisse paraître, je trouve mon compagnon très attirant. Oui, je l'aime, mais ça ne signifie pas pour autant que j'ai envie de lui."
Une 'ration de survie' par mois
"J'adore les baisers et les contacts physiques. Je ne demanderais pas mieux que d'embrasser et de caresser Jean en permanence. Si je ne le fais pas, c'est tout simplement pour éviter de lui donner envie de moi. Le plus étrange dans tout ça, c'est que je sais que je peux prendre du plaisir en faisant l'amour. Le problème, c'est qu'après une semaine, j'ai déjà oublié cette sensation. On retombe alors dans la même spirale d'abstinence. Jean et moi avons donc conclu un deal: au bout d'un mois sans câlin, il a droit à sa 'ration de survie'. Je me couche sur le ventre pour pouvoir simuler le plaisir un peu plus facilement. Après, on se sent tous les deux sales et rongés par la culpabilité. Un homme qui fait l'amour à sa compagne avec son consentement mais sans qu'elle en ressente l'envie, ça a quelque chose de pathétique. Ce droit qu'il s'accorde quand il est vraiment trop en manque, Jean le vit comme une humiliation. Mon gynéco m'assure que je ne dois me faire aucun souci. Il met ce manque de désir sur le compte du stress. Il m'a conseillé de planifier mes rapports sexuels comme des rendez-vous à caser dans mon agenda. J'envisage de consacrer un jour par semaine à mes galipettes avec Jean et de m'obliger à respecter ce rendez-vous hebdomadaire. Parfois, je réalise qu'à 31 ans, j'ai atteint mon pic sexuel et que j'ai vraiment tort de ne pas en profiter!"
Sophie et Jean peuvent-ils sortir de l'impasse? 1. Ils doivent apprendre à voir l'amour physique comme quelque chose de positif et plus comme quelque chose qui leur laisse un sentiment de culpabilité. Ce changement de perspective n'est possible que si Jean fait en sorte de respecter les limites de Sophie, en ne lui faisant l'amour que lorsqu'elle en a vraiment envie. 2. Lorsque l'envie est là, Sophie ne doit jamais laisser passer l'occasion de la transformer en désir. 3. L'important, c'est qu'ils déterminent ensemble les conditions idéales qui font naître l'envie. S'agit-il d'un câlin, ou tout simplement d'un moment rien qu'à deux? Pour chaque femme, les moteurs du désir sont différents... 4. Toutes les formes de pression contribuent à diminuer notre disponibilité affective. Pour un couple, il est donc essentiel d'exprimer les sources de tension de manière à pouvoir mieux les gérer.
Hélène et Michaël vivent ensemble depuis 5 ans.
"Au lit, je bloquais tellement que j'avais encore mal des heures après le rapport sexuel"
"Ma première fois, je ne l'oublierai jamais! J'imaginais que j'allais avoir mal mais je ne pensais pas que Michaël ne parviendrait même pas à me pénétrer. Plus encore que la douleur, c'est vraiment la déception qui m'a marquée. La fois suivante, nous sommes arrivés à faire l'amour, mais j'ai vraiment eu très mal. A l'époque, je n'avais que 15 ans, mais j'avais déjà perçu que physiologiquement, je n'étais pas comme les autres. Mes copines, en pleine phase d'expérimentation, m'ont obligée à regarder mon problème en face. Pour donner le change, je criais haut et fort qu'entre Michaël et moi, c'était la folie sous les draps. Pendant un certain temps, j'ai fait pas mal d'expérimentations en solo et avec différents accessoires: une banane, mes doigts, un crayon... Non seulement je n'éprouvais aucune douleur mais, en plus, je ressentais du plaisir lors de la pénétration. Avec Michaël, par contre, c'était la catastrophe. La plupart du temps, il n'arrivait pas à venir en moi. Quand il y parvenait, la douleur était à peine supportable et durait des heures après le rapport. Pour lui, cette situation était vraiment difficile à gérer. Un jeune homme de 17 ans qui vit sa première expérience sexuelle ne rêve que de fantaisie et de plaisir! Pour lui en donner, j'ai testé une foule de positions, mais le plus souvent, elles étaient vraiment très douloureuses. Après beaucoup d'hésitations, j'ai fini par en parler à mon médecin. C'est lui qui a, le premier, évoqué le vaginisme. Il a commencé par me fournir de la documentation sur le sujet avant de m'envoyer chez un sexologue. Il m'a également conseillé d'aborder le sujet avec ma mère, mais je n'ai pas voulu. J'avais lu que le vaginisme était souvent causé par des faits qui remontent à l'enfance."
Vive les lots de consolations
"Mes parents étaient très prudes. A la maison, on ne parlait jamais de sexe. Pourtant, au fond de leur dressing, papa et maman cachaient des livres porno plutôt hard. Je suis presque certaine que ce sont ces images qui sont la cause de mon vaginisme. Moi, je peux très bien vivre sans sexe, Michaël ne me force pas. Nous ne faisons donc plus l'amour que quelques fois par an, toujours à ma demande. Même si ça me fait mal, je mets un point d'honneur à lui donner encore un peu de plaisir. La plupart du temps, nous nous contentons de faire l'amour comme deux ados: on se masturbe et on pratique la fellation. Comme j'y mets beaucoup de passion, je sais qu'il aime ça, même si ça reste un bien maigre lot de consolation. Avant, il suffisait qu'il me touche les seins pour que je sente le désir monter en moi. Aujourd'hui, je ne parviens même plus à profiter des préliminaires. Je sais trop que si on va un pas plus loin, je vais souffrir atrocement. Par chance, nous formons un couple très solide. Nous sommes ensemble depuis cinq ans et je suis convaincue que cette amourette de jeunesse pourrait se transformer en une vraie histoire d'amour. Le problème, c'est que je ne suis pas certaine que j'ai le droit de lui imposer un quotidien sans sexe. Michaël, lui, est convaincu que je vais guérir. Si nous avions plus d'argent et que je pouvais me payer des consultations chez le sexologue, je crois effectivement que ça m'aiderait beaucoup. J'espère juste que Michaël a raison et que je peux espérer, un jour, faire l'amour avec lui sans souffrir."
Hélène et Michaël peuvent-ils sortir de l'impasse? 1. Le traitement du vaginisme est complexe puisqu'il exige de traiter tant les facteurs psychologiques que physiques. Pour les seconds, quelques séances chez le kiné peuvent être utiles. 2. Pour qu'Hélène guérisse, il est essentiel que le sexe cesse d'être associé à la douleur. Une partie du traitement consiste donc à supprimer la pénétration des pratiques sexuelles de la patiente, le temps qu'elle réapprenne à en profiter.
Indira et Max sont mariés depuis 13 ans.
"Pour moi, le sexe, c'est comme une tache ménagère: quelque chose que je me sens obligée de faire une fois toutes les semaines ou, mieux encore, toutes les deux semaines. Je le vis comme une menace: si je ne respecte pas cette cadence, je perds mon mari. Pour y parvenir, je me mets en mode automatique et je prie pour en finir le plus vite possible. Je n'éprouve évidemment aucun plaisir. Au début de ma relation avec Max, j'aimais bien faire l'amour avec lui mais c'était l'intimité qui me plaisait, plutôt que le plaisir pur. Au bout de quelques années, j'ai perdu toute envie. Je venais de commencer mes études. A cette époque, je vivais dans un kot et j'étais sous pression. J'ai donc mis mon manque d'envie sur le compte du stress. Le problème, c'est que ma libido n'est jamais revenue.
Je me rends compte que notre rythme d'une à deux fois par semaine n'a rien de dramatique en soi. C'est plutôt mon manque d'implication qui laisse à désirer. Je n'ai vraiment pas l'impression de donner à mon mari ce qu'il est en droit d'espérer d'une femme. De temps en temps, j'essaie d'en faire un peu plus en bougeant ou en le caressant, mais parfois, le dégoût est tel que je me contente d'attendre que ça passe."
Dégoûtée depuis l'enfance
"Je me suis jurée de parler de tout ça avec Max dès que possible. Il faut préciser que je n'ai jamais eu un seul orgasme en faisant l'amour avec lui. En soi, cela n'a rien d'exceptionnel. Le problème, c'est que je ne lui ai jamais dit et qu'il ne m'a jamais posé la question. Si Max n'aborde pas le sujet, ce n'est pas de la mauvaise volonté de sa part. C'est juste que ni lui ni moi n'avons jamais appris à parler de sexe. En la matière, mes parents m'ont donné une éducation très équivoque. Je devais toujours être polie, intelligente et convenable. Max n'avait jamais le droit de venir dans ma chambre. A 16 ans, lorsque j'ai demandé la pilule à ma mère, elle a très mal réagi. Pour eux-mêmes, mes parents étaient, en revanche, beaucoup plus cool. Une fois, je suis entrée dans leur chambre pendant qu'ils étaient en train de faire l'amour. Ils n'ont même pas pris la peine de s'arrêter. Des années plus tard, pendant mes études, ils ont remis ça alors qu'ils savaient très bien que j'étais à la maison. Parfois, je me dis que c'est à cause d'eux que j'ai développé un tel dégoût pour la sexualité. C'est un peu comme si j'avais adopté la politique de l'autruche: tête dans le sable pour éviter de penser au sexe. Or, il est clair que moins on y pense et moins on en a envie. A mon âge, je trouve cette situation extrêmement triste. Quand nous regardons la télé Max et moi, il suffit d'une scène érotique pour que je détourne la tête. Quand nos amis racontent une blague un peu hot, je réalise que je ne suis pas comme les autres. Il y a quelques semaines, j'ai finalement décidé de réagir. Max et moi sommes allés consulter un sexologue. Depuis, nous faisons les exercices prescrits et nous en parlons davantage. Je sais que le chemin vers le plaisir n'ira pas de soi mais j'espère sincèrement pouvoir, un jour, en prendre moi aussi."
Indira et Max peuvent-ils sortir de l'impasse? 1. Au fil de ses rendez-vous chez le sexologue, Indira va apprendre à découvrir ce que le sexe peut apporter de positif dans sa vie. 2. Indira doit comprendre qu'elle peut, à tout moment, dire "stop" quand quelque chose la gêne. Elle doit aussi adopter des pratiques qui lui plaisent autant qu'à son partenaire. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle parviendra à arrêter d'associer le sexe à des images négatives et à profiter pleinement de l'amour physique.
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Indira 27 ans mariée depuis 13 ans??? Bizarre.
Baisse du désir sexuel ! Le massage a de nombreux effets positifs sur notre bien être Il contribue à réduire le stress et a stimuler la circulation sanguine. Les petits soucies de la libido peuvent s'arranger il suffit d'activer la circulation sanguine. Mon ami s'est procure un tapis aux 6000 picots qui est une alternative a la réflexologie il a fait des séances de réflexologie sur ce tapis et depuis les pannes sous la couette pfff terminée !!!
moi je c'est pas pourquoi je n'aime pas une homme qui en a une grosse mon homme lui va trop vite