D'après Herman Koenings, observateur de tendances, c'est normal qu'on se pose des questions en ce qui concerne notre sexualité. Il en donne 5 raisons...
1) LE HORS NORME EST MÉDIATISÉ
"Les médias s'intéressent surtout à ce qui est hors norme ou exceptionnel. La vie sexuelle de tous les jours n'intéresse personne! Résultat: certains finissent par penser qu'ils sont anormaux et ennuyeux s'ils ne suivent pas les tendances dont on parle."
2) LE SEXE FAIT DE L'AUDIMAT
"Les programmes les plus sérieux s'intéressent aussi à la sexualité. Il suffit qu'un écrivain ait écrit un livre sur le sujet pour qu'il apparaisse dans tous les talk shows. Avant, ces sujets tabous étaient à peine abordés; aujourd'hui ils font de l'audience et on en rajoute. Finalement, le spectateur finit par avoir l'impression que tout le monde a une sexualité passionnante, et fait plein de nouvelles expériences, sauf lui."
3) LES SUJETS SEXE SERVENT DE FAIRE VALOIR
"Les enquêtes faisant intervenir la sexualité sont nombreuses. Même des enquêtes sur des sujets neutres comme les cuisines, sont pimentées avec des questions du genre: cuisinez-vous nu? Faites-vous l'amour dans la cuisine? etc. Et ce sont ces questions-là qui reviennent le plus souvent dans les médias. Conséquence: non seulement on attache encore plus d'attention à la sexualité "hors normes" mais on a évidemment tendance à faire des comparaisons."
4) ON SE COMPARE
"On retient toujours les chiffres, même s'ils sont relatifs. Si le titre est "Un quart des Belges font l'amour sur la banquette arrière de leur voiture", ça ne représente qu'une personne sur quatre. N'empêche: on a l'impression que tout le monde le fait et qu'on n'est pas à la hauteur si ce n'est pas notre cas. On se compare sans cesse aux autres, surtout dans deux domaines: la consommation et le sexe. Mais la consommation est visible: si votre voisin a une nouvelle télé à écran plat, vous le voyez. Par contre, impossible de savoir exactement ce que vos voisins font dans leur lit."
5) ON EN RAJOUTE
"De plus en plus de gens exposent leur vie - légèrement enjolivée - à la télé, sur les blogs ou dans les magazines. Mais quand il s'agit de sexe, ils parleront plus facilement de leurs succès que de leurs échecs. C'est ainsi qu'on a le plus souvent une image tronquée de la réalité."
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