Du jour au lendemain, votre mère se retrouve à l'hôpital, dans le coma, et vous, à son chevet. Vous la touchez, vous lui parlez, en espérant qu'elle se réveille. Puis le miracle arrive, mais tout est à réapprendre.
Stefanie "Pour être honnête, il y a des jours où je redoutais les visites. Un centre de revalidation ne constitue pas vraiment le paradis sur terre. Mais je m'y rendais quand même, et à chaque fois que je rentrais à la maison, j'avais rechargé mes batteries et j'étais de bonne humeur. Constater ce que mes visites représentaient aux yeux de maman me procurait une grande satisfaction. Après dix mois, je me suis habituée à l'atmosphère qui règne dans ce lieu, mais côtoyer tant de personnes malades et même des enfants en revalidation reste malgré tout éprouvant.
Jamais je n'ai abandonné l'espoir que maman finisse par s'en sortir. Les deux premiers mois, elle était hospitalisée à deux pas de la maison et je lui rendais parfois jusqu'à deux visites par jour. Tout un temps, lorsqu'elle a été transférée au centre de revalidation, je me suis rendue à son chevet chaque soir, même si j'en avais pour une heure et demie de route, aller-retour. Actuellement, j'y vais au minimum une fois par semaine."
"Chaque soir avant de m'endormir, je repense à cette scène du dimanche 19 septembre 2010: je me revois arriver aux urgences et trouver maman sur un brancard, le regard éteint. Et à chaque fois, je revis les mêmes émotions éprouvées à ce moment-là. La peur et la colère. La colère est arrivée en premier. Pourquoi cela arrivait-il à maman? A ma maman? Elle n'avait que 48 ans, et moi, tout juste 22. Je venais de terminer mes études. C'est bien trop jeune pour devoir affronter ça. J'en voulais au médecin de garde, qui avait d'abord évoqué une simple grippe. Tout s'est passé si vite..."
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dans votre Flair du 31 août 2011
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