Des chercheurs ont publié les résultats d'une expérience à propos de "l'effet relaxant" de la transpiration. Moi, je dis: franchement, ça dépend des cas...
Dans le train qui m'emmène vers mon Martin (il bosse comme éclairagiste sur un tournage dans le fin fond de la Gaume), je tombe sur un article fort intéressant. "Les chimistes du centre Monnel en Pennsylvanie ont démontré que la sueur des aisselles des hommes (masquée par du parfum) relaxait et influençait le pic d'ovulation des femmes-cobayes. Cela pourrait dater de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs qui ne se voyaient pas régulièrement. Le système reproductif de la femme devait répondre au stimulus "sueur" de son amant préhistorique..."
Sueur: mesureur d'amour
La transpiration masculine constitue pour moi un véritable baromètre de l'attirance physique. Quand j'aime sentir un gros relent de transpiration, c'est que je suis sérieusement accro au bonhomme. Les bisous-lèches dans le cou d'un danseur effréné au milieu d'une boîte surchauffée: miam! Ça attaque un peu la langue, ça a un petit goût... "pointu". Parfois, ceux qui font bouillonner nos hormones sont totalement insignifiants, pourtant la nature nous les conseille: l'alchimie est là. Moi, je trouve qu'il faut suivre son instinct et respecter la nature...
Les super (mais) puants
Attention, dans l'autre sens ça fonctionne aussi et même plus violemment. J'étais raide-dingue de Pierre: mignon, brillant sans trop travailler (ça laissait du temps pour moi), bref le gros lot. Pourtant, la première fois qu'il m'a prise dans ses bras, ça a été fini (et sans remords aucun!) Pierre était vraiment chouette, mais il dégageait une odeur surette de "transe" rancie (même immédiatement après l'effort). Inutile de penser qu'on va s'habituer! Les odeurs s'incrustent partout: la voiture, les draps, les pores de la peau... Et courir à la douche après chaque bisou, à la longue, c'est suspect. Les splendides pompiers à poil, tout luisants sur les calendriers kitch de Lulu, j'aime. Mais dans la vraie vie (et dans un vrai lit), la pellicule brillante sur tout le corps est franchement moins ragoûtante quand elle sent le beurre fondu, congelé et refondu.
Boycott du déo
Il est malheureusement de plus en plus difficile de se fier à notre instinct. Les hommes qui sentent bon l'ignorent trop souvent et s'aspergent de déo, sacrilège! Les "puants", par contre, profitent de cet état de fait pour s'approcher de nous
incognito sous les litres de parfum... Et quand on se rend compte de leur odeur réelle, il est souvent trop tard.
Ce n'est pas que je sois pour un retour inconditionnel à la puanteur, mais je me dis que si on pouvait se fier à notre
odorat, on souffrirait tous moins. Enfin, ce n'est pas évident de lancer le mouvement "halte au déo" toute seule. Moi-même, alors que l'heure des retrouvailles avec mon beau légionnaire (qui ne sent pas toujours que le sable chaud) approche, j'espère ne pas exhaler une odeur de vieux pâté.
Mon mien à moi (happy end)
Le train arrive enfin à Florenville, Martin est sur le quai, en vêtements de travail, il porte ses gros gants d'éclairagiste... Quand il me prend dans ses bras, je me dis qu'effectivement, la sueur de celui qu'on aime, c'est extrêmement relaxant!