Un câlin dans la cuisine, une cabriole sur le plan de travail, ça arrive? Mais ça arrive deux fois plus souvent de l'autre côté de la frontière linguistique! Réflexions sur une injustice.
Les Flamands font deux fois plus l'amour dans la cuisine que les Wallons.
Une amie m'a fait part d'un chiffre étonnant: un Flamand sur cinq (22 %) a déjà fait l'amour dans sa cuisine! Chez les Wallons, nous ne sommes que 11 %. Et encore, cela nous place au-dessus de la moyenne mondiale (9 %).
Cette nouvelle stupéfiante vous ayant été communiquée, on peut légitimement se demander qui s'intéresse (à part vous et moi, bien entendu) à ce genre de statistiques? Vous connaissez un magasin de meubles en kit scandinave? Celui dont le catalogue ressemble à: "Canapé Srtülhop, 314 ?; peluche Fössglipmk, 4,69 ??" Eh bien, ce sont eux qui ont commandé cette étude. On comprend mieux que l'idée du "sexe dans l'évier" ait germé dans leur esprit quand on découvre les manies scandinaves? Chez eux, la grande mode est de cuisiner nu ou en sous-vêtements. Au Danemark et en Finlande, une personne sur trois tritouille la ratatouille avec, pour seul accessoire, une? spatule!
Les coqs wallons Bien que son intérêt scientifique puisse être contesté, cette étude a bel et bien été menée: tirons-en les enseignements! Comment expliquer que les Flamands font deux fois plus l'amour dans leur cuisine que les Wallons?
Bonne nouvelle: nos (chefs-)coqs font davantage la cuisine (22,5 %) que les leeuwen (14 %) du Nord. Une "ola!" pour nos mâles et, tout de suite après, un billet aller simple pour Gand! A choisir, entre "l'amour et l'eau fraîche", je choisis le premier. Et ce n'est pas une question de régime?
Hypothèses Pour expliquer cette disparité d'activités sexo-culinaires, j'ai envisagé plusieurs hypothèses.
Imaginons que, pour des raisons culturelles ou autres, les Flamands accordent plus d'importance à la cuisine en tant que lieu de vie, par rapport au salon. Elle est plus grande et l'on y trouve une table pour les repas quotidiens, la salle à manger étant réservée aux dîners "officiels". Cela éclaircirait déjà pas mal de choses.
Hypothèse 1 L'amour de la table
L'activité sexuelle liée à la table à manger est fréquente et variée: avant ou après le dîner aux chandelles, une petite distraction au milieu des extraits de compte quand Chéri remplit la déclaration d'impôt? Or, si la table se trouve dans la cuisine, l'attraction physique de la nappe se voit par la même occasion rapatriée du salon aux fourneaux.
Hypothèse 2 Aspect pratique
Si, comme nous en avons fait le postulat, les cuisines sont simplement plus spacieuses en Flandre, il est plus facile d'y faire l'amour que dans nos kitchenettes, avec une fesse dans l'évier et le micro-ondes qui nous massacre les côtes.
Hypothèse 3 Calcul de surface
Disons que la cuisine d'un Flamand mesure 15 m2 pour un appartement de 65 m2? Mon appartement fait 65 m2, donc, si ma cuisine ne fait que 8 m2? A occupation sexuelle égale de l'espace, je ferais deux fois moins souvent l'amour contre le frigo qu'une Flamande. CQFD!
Me faire une raison? Et, finalement, ce n'est peut-être pas plus mal. Je ne suis pas sûre que j'irai manger avec la même confiance les plats au wok de ma cousine flamande, maintenant que je l'imagine les fesses dedans. Je m'interroge aussi sur les accidents domestiques liés à une telle utilisation de l'espace cuisine: brûlures, fourchettes plantées dans la cuisse? Pourtant, malgré tous ces dangers, je ne rêve que de m'ébattre dans les ?ufs en neige, de pétrir des miches de pain, de farcir à tours de bras, de sauter le riz, de goûter les cuisses de mon "poulet"? Et de le faire revenir à feu doux.
Oui, le faire revenir.
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Le rapport entre la nourriture et le sexe est assez étroit. Je trouve ça sensuel de pétrir de la pâte, d'attendrir de la viande...en cuisine comme en ébats, les 5 sens sont en éveil. Alors oui, je veux une grande cuisine dans ma future maison! ;-)