C'est toujours gênant d'être placée dans le rôle de voyeuse malgré soi. Surtout quand on connaît les protagonistes?
Non, quand même... ils n'oseraient pas!
Ce samedi, je passe la soirée aux Francofolies avec Thierry et Christine, des amis perdus de vue depuis la rhéto et leurs moitiés respectives: Charlotte et Bernard. J'y suis sans Thomas qui a un truc avec des amis. Ce n'est pas un problème, de toute façon, on passe la matinée à ressasser des souvenirs de profs, de bêtises, de premières cigarettes et autres retenues.
Après les concerts du Peuple de l'Herbe, de Rachid Taha et de Saez, on s'en retourne, crevés, vers le camping. Nous montons une tente de deux et une de trois? Parfait! Ça me va: je m'impose dans celle de trois. Bernard et Christine plongent dans l'autre et Thierry et Charlotte m'écrasent en installant leur paillasse.
- "Je t'avais dit qu'on aurait dû le gonfler avant."
- "Mais non, ça prend deux minutes, le temps que tu te laves les dents, ce sera fait."
Après une scène de ménage avortée, les tourtereaux font crisser leurs sacs
de couchage pendant dix bonnes minutes? Puis ça se calme. Ok, ils ont trouvé la bonne position, je vais enfin pouvoir dormir.
Des lapins dans la tente
Je goûte au bonheur infini de trouver le sommeil, de fermer mes petits yeux, sérieusement sollicités toute la soirée. En enfant sage, je commence à compter les moutons. Je suis en train de m'assoupir quand les moutons se transforment: il leur pousse des oreilles, des incisives proéminentes et une queue en pompon. "Le vingt-huitième lapin saute la barrière"?
Hein? Je sors vaguement de ma torpeur pour m'apercevoir que les sacs de couchage ont recommencé à crisser
à côté de moi.
Non!? Non, quand même? Ils n'oseraient pas!
Mais Thierry laisse échapper un "humpfs?" qui ne laisse plus de place au doute. Je suis tellement stupéfaite que je ne dis rien. De toute façon, je ne vois pas trop ce que je pourrais dire?
J'envisage les possibilités de répliques:
- "Eh là-bas, vous voulez de l'aide?" Trop risqué, ils pourraient accepter.
- "C'est bon?" Inutile, je connais la réponse?
- "Dites, j'aimerais bien dormir!" Au mieux, ils arrêtent et me tirent la gueule à vie.
Donc je ne dis rien, mais ça commence à faire long. Alors, je profite du fait qu'ils sont réveillés pour aller aux toilettes. Comme ça, c'est fait. Je me lève et ouvre la tirette de la tente. Charlotte me dit dans un souffle: "Lola, tu ne dors pas?" Je réponds avec un léger (mais irrépressible) sourire dans la voix que "Non, je vais aux toilettes". Elle me répond: "Ha-a!" Enfin, je ne sais pas si elle me répond ou si elle fait juste "Ha-a!" parce que la situation sous le sac de couchage l'exige.
"Ah, tu ne dors pas"
Là, j'ai quand même du mal à garder mon sérieux. Pourtant, je suis fâchée. Je trouve ça franchement lourd! Mais ils se sont déjà punis eux-mêmes en se laissant découvrir. Quand je reviens des toilettes, ils sont sagement couchés, l'un à côté de l'autre, les mains au-dessus du sac de couchage. Ils font admirablement semblant de dormir?
En me recouchant, je ne dis rien. Mais après une minute de calme, je pars d'un grand fou rire. Je suis prise de hoquets nerveux qui me font rebondir sur mon matelas gonflable. Après quelques secondes, Thierry rallie mon hilarité, suivi de Charlotte. Il nous faut un certain temps pour nous calmer? Je m'endors dans un sourire.
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Ca m est arrive, mais j etais la coupable! On retournait vers notre tente avec mon Jules et son meilleur pote a decide qu il dormirait avec nous avec ou sans notre accord car il etait trop saoul pour trouver la sienne! Apres s etre assure qu il comatait, on ne s est pas gene! Il l aura voulu...
ca m'est déjà arriver sa c pas passer comme sa... premier fois j'ai fais semblent de me réveillé, deuxième fois j'ai dit :"ho! c ma tente allez dehors bordelle!!" (ils ont continuer dehors...-_-') depuis je dort seul dans ma tente