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'J'ai grandi dans la violence'

Témoignage

22 novembre 2011
violence frappes psycho

Au lieu de l'entourer d'amour et de l'encourager à avancer dans la vie, le père d'Anne a transformé son enfance en cauchemar. Un passé douloureux qui laisse des traces, encore aujourd'hui.

"7 jours à l'hôpital, après qu'il m'ait presque battue à mort..."

Anne "Maman était à demi-consciente. Mon père avait tenté, pour la énième fois, de l'étrangler. J'avais à peine 4 ans. J'étais assise sur le sol, à côté d'elle. Elle ne bougeait plus. Je me souviens que je ne savais pas quoi faire. Je me demandais si elle allait se réveiller ou s'il elle était endormie pour toujours. J'étais une petite fille. Comment aurais-je pu comprendre ce qui était en train de se passer sous mes yeux? Papa m'avait laissée seule. Chaque fois qu'il essayait d'étrangler ma mère, il s'en allait toute de suite après, au café. Pendant toute mon enfance, ma mère est régulièrement venue me chercher à l'école couverte d'hématomes. Etrangement, personne ne nous posait de question. Les gens préféraient ne pas voir. Qu'elle et moi courions un vrai danger. Jusqu'à mes 11 ans, nous avons vécu dans un appartement. Je ne peux pas imaginer que les voisins n'aient jamais entendu nos cris. Disons que pour eux, c'était certainement plus simple de ne rien entendre.

Sauver ma peau

C'est sur ma mère que mon père déchargeait toute son agressivité. Mais j'ai eu mon lot de coups, moi aussi. Le 15 décembre 1995, il m'a tellement battue que j'ai dû être hospitalisée. J'avais 23 ans. Après une journée passée en compagnie de mon amoureux, je suis rentrée chez moi. Mon père m'a demandé d'où je venais. J'ai répondu que j'étais simplement allée au cours. Il ne m'a pas crue. Il a alors commencé à me frapper. Pour me faire vraiment mal, il utilisait ses poings. J'ai essayé de m'échapper et de rejoindre ma voiture garée dehors, mais il a réussi à me ramener à l'intérieur. En m'arrachant à la portière, il m'a cassé des dents. J'ai aussi eu des côtes froissées, une commotion cérébrale et un décrochement de la mâchoire. J'ai dû rester 7 jours entiers à l'hôpital. Ce jour-là, mon père a bien failli me tuer. A ma sortie, j'ai décidé de quitter la maison pour de bon et d'aller vivre seule. Comment aurais-je pu retourner chez cet homme capable du pire?"

Retrouvez la suite du témoignage d'Anne
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Tags:  psycho, relation homme femme, violence , frappes.


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