Elles avaient quitté la maison pour voler de leurs propres ailes, elles y sont retournées et nous expliquent leurs raisons. Leur bilan? 'Ah, ce qu'on est bien chez maman!'
"Je réalise mieux maintenant tout ce que mes parents font pour moi..."
Sophie, 29 ans, est retournée chez ses parents six ans après avoir quitté le toit familial.
"Ce qui me manque le plus? Ma liberté. Depuis que je suis revenue chez maman, pas question d'aller et venir à ma guise comme si elle n'était pas là, c'est normal. Je lui dis où je vais, si je mange ou non avec elle, vers quelle heure je rentre: c'est peu de choses, mais c'est comme un retour en arrière. Pendant les six années où j'ai habité seule, j'ai pris l'habitude de mener ma vie sans tenir compte de personne. Retourner vivre chez mes parents n'a pas été une décision facile à prendre. Je rêve de faire le tour du monde et je veux tout mettre en ouvre pour mener mon projet à bien. Pour pouvoir partir, je dois mettre de l'argent de côté. Pas facile, quand on vit seule. J'avais un peu peur qu'entre maman et moi, ça fasse des étincelles, car on se ressemble fort toutes les deux. Sauf le matin: j'ai besoin de me réveiller en douceur et de prendre tranquillement mon café, alors qu'elle déborde d'énergie dès qu'elle ouvre les yeux. A l'adolescence, ça n'a pas toujours été facile entre nous. Mais aujourd'hui, on s'entend à merveille. Je prends conscience de tout ce qu'elle fait pour moi. "
"Avant, je ne comprenais pas pourquoi, à l'âge adulte, certains retournent chez leurs parents. Je vois ça autrement aujourd'hui. Je redoutais un peu les réactions de mon entourage, mais finalement, mes amis l'ont plutôt bien pris. La plupart me comprennent, même si certains sont perplexes. Ils trouvent qu'indépendante comme je suis, c'est une drôle d'idée de retourner chez mes parents. Je tiens à mon projet, mais je n'en fais pas une question de vie ou de mort. Je ne suis pas encore sûre à 100% de partir. Si dans un an, je ne suis toujours ici, peut-être ferai-je un autre choix: m'installer dans mon propre appartement, par exemple. Il y a pire!"
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